Le mot de l'associé majoritaire

J’ai créé cet office en 1997 pour me permettre de mettre au point une méthodologie spécifique de travail (1), pour revenir à une culture d’opérations (2) et enfin pour élargir le domaine d'activités actuel des notaires parisiens limité au monopole de la publicité foncière et des actes classiques en droit de la famille (3).

(1) Issu d’une famille de longue tradition de professions libérales, notamment dans le domaine de la médecine, il m’est apparu indispensable de transposer la méthode de diagnostic de la médecine au droit. Celle-ci se décompose en deux phases.
La première correspond à la définition avec le client des objectifs à atteindre, la collecte de l’information et de la documentation et son analyse puis, à l’étude écrite et préalable des différents modes opératoires possibles en rappelant l’objectif à atteindre.
La seconde correspond à la phase opérationnelle des objectifs et moyens définis au terme de la première phase.

(2) La standardisation des actes occulte trop souvent le devoir de conseil du notaire, sans lequel un acte authentique ne peut être élaboré. A cette difficulté, s’ajoute celle liée au fait que le droit est vécu à tort comme une contrainte et au mieux comme une source d’économies et non comme un atout.
Il m’a donc semblé nécessaire de revenir à cette culture d’opérations où le notaire est associé très en amont au dossier, en mettant en pratique les obligations qui pèsent sur tout rédacteur d’actes, quel qu’il soit, par la mise en œuvre d’une expertise globale pour conduire l’opération, grâce à une équipe pluridisciplinaire formée à l’étude.
Ainsi, l’ensemble des matières concernées par l’opération est abordé avec une vision de spécialiste sous ma direction (compétences horizontale et verticale).

Cette façon de procéder est à l’opposé de celle des grands cabinets d’avocats d’affaires français et internationaux compartimentés par discipline, où les savoir-faire sont conglomérés sans synthèse et souvent laissés aux mains de jeunes avocats sans encadrement rigoureux. Les avocats d’affaires, devenus au fur et à mesure du temps des rédacteurs d’actes, n’ont pas su se départir de leur culture de contentieux, qui exige une extrême spécialisation dans chaque domaine juridique, contrairement à la formation des notaires, qui reste très généraliste compte tenu de l’ensemble des connaissances que doit avoir tout rédacteur d’actes.

(3) Alors que le notariat de province a su garder une relative pluridisciplinarité dans son activité, et notamment en droit des affaires dans le nord de la France, le notariat parisien est cantonné à un domaine d'activité très étroit (actes du monopole de la publicité foncière et actes classiques du droit de la famille). Les grands cabinets d'avocats d'affaires parisiens et internationaux ont su attirer une clientèle prestigieuse dans leur coeur d'activité qui est celui du droit des affaires et de la fiscalité nationale et internationale.
Il est regrettable que le notariat ait abandonné le droit des affaires et la fiscalité des sociétés pour les raisons expliquées dans l'histoire du notariat français. Depuis plusieurs années, je travaille à la reconquête de ce domaine essentiellement pour l'instant vers les PME non cotées en développant également le capital-investissement dans ces mêmes entreprises. Aussi, les collaborateurs de l'office ont tous une compétence de juriste en droit des affaires en raison non seulement de leur cursus universitaire mais aussi de leur retour d'expérience des dossiers suivis à l'office.


Maître Bedaride, Notaire associé majoritaire fondateur de la Selarl Bedaride

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L’expertise pluridisciplinaire de la Selarl Bedaride permet l’intervention dans des domaines d’activités complexes : immobilier d’entreprise, droit des affaires, contrat de droit international, conseil juridique et fiscal, conseil en gestion de patrimoine, mécénat culturel.
Notre valeur ajoutée : une expertise juridique et fiscale sur mesure et haut de gamme