L’assiette de l’exit tax est aménagée et comprend désormais d’une part, les participations directes ou indirectes d’au moins 1 % dans les bénéfices sociaux d’une même société et, d’autre part, une ou plusieurs participations directes ou indirectes dans ces mêmes sociétés à condition que l’ensemble des participations excède le seuil de 1,3 millions d’euros.
Jusqu’à présent, l’imposition ne visait que les contribuables détenant une participation, directe ou indirecte, d’au moins 1 % dans les bénéfices d’une société ou dont la valeur excède 1,3 millions d’euros.
Le transfert du domicile fiscal hors de France entraîne l'imposition à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux :
- des plus-values latentes afférentes à des participations d'au moins 1 % ou d'une valeur supérieure à 1 300 000 € dans une société ;
- des plus-values de cession ou d'échange de titres placées sous un régime de report d'imposition ;
- de la valeur des créances représentatives d'un prix de cession à recevoir en application d'une clause d'indexation ou d'earn out.
Le principe de l'imposition et son champ d'application sont définis au moment du transfert du domicile hors de France. Il peut toutefois être sursis au paiement de l'impôt et des prélèvements sociaux jusqu'à la réalisation de certains événements. Un sursis de paiement automatique est toutefois accordé en cas de transfert du domicile dans un Etat membre de l'Union européenne. Les impositions sont susceptibles d'être réduites voire dégrevées dans certaines situations.
Ces nouvelles impositions sont applicables aux transferts de domicile intervenus depuis le 3 mars 2011.